UN MOT SUR MA PEUR DE LA SOLITUDE | Clement Frenay

Je mangeais avec ma copine, il y avait aussi mon colloc Alexis et notre pote Izna, et puis ma copine est partie, puis Izna part et Alexis se met sur le départ, et là je la sens venir…

Ça me prend un peu au niveau de la poitrine, ça se serre, et je sens l’anxiété venir. Ils étaient plein, ils partent tous, je vais être seul.

Et là je me sens glisser vers mon ordi à la recherche d’une distraction : un épisode des Simpsons ? Une vidéo Youtube ? Le Match Borussia-Monaco ?

Par le passé j’aurais toujours fini par choisir l’une des possibilités, voir plusieurs en même temps (Match + Youtube) et je me serais laissé détourner, mais aujourd’hui quelle qu’en soit la raison je me suis pris en flagrant délit d’esquive et je me suis dit non : cette fois, tu vas prendre le temps de ressentir cette émotion.

Et donc plutôt que de me détourner de l’émotion jusqu’à l’oublier, j’ai repoussé mon ordi et je suis resté avec cette émotion.

Mais très vite je me suis pris en train de penser à un autre truc, puis un autre, puis un autre. Et je me suis dit merde, je suis toujours en train de penser à 1000 trucs en même temps : et si j’avais inventé cette stratégie pour éviter de ressentir les émotions gênantes ?

Je ne connais pas la réponse à cette question, mais en me la posant je me suis senti me détendre, et j’ai pris le temps de ressentir de nouveau la solitude, et puis je suis de nouveau passé à autre chose dans ma tête, mais cette fois c’était différent, c’était plutôt un « bon on a plus besoin de traiter ce sujet, passons au suivant », je le sentais plus comme le fait d’avoir compris que comme le fait d’avoir évité.

Je travaille beaucoup sur le fait de ressentir vraiment les émotions plutôt que de les esquiver depuis le début de l’année, et ça donne des résultats merveilleux, je vous encourage fortement à le faire et vous constaterez surement que le dragon parait moins menaçant quand on le chevauche que quand on veut l’éviter.

 

Si cet article vous a plu, envoyez-le à vous amis !

À bientôt,

Clément

 

PS : Avant de partir, clique ici pour recevoir les prochains articles par email et si tu as une question, tu peux me la poser via le formulaire de contact ou directement sur Facebook.