LA FLEMME N’EXISTE PAS – 4 FAÇONS DONT JE ME SUIS MENTI À MOI-MÊME | Clement Frenay

Je ne crois pas en la flemme. Pour moi ça n’existe pas.

La flemme, ce n’est rien d’autre qu’un bouc émissaire, c’est l’homme de paille qu’on brandit pour cacher les vrais coupables.

Par exemple, ce matin, j’avais la flemme, je n’avais même pas envie de me lever. Mais pourquoi ? C’est qui le vrai coupable ?

Qu’est-ce qui se cache derrière cette soi-disant flemme ?

 

C’est la question que je me suis posée dans mon lit et je me suis rendu compte que la réponse était assez claire : je ne savais pas quoi faire !

Si je me lève je vais faire quoi ? Qu’est-ce que je dois faire pour faire avancer mon entreprise ? Quelles sont les actions précises que je dois réaliser si je me lève ? Quel serait le résultat de ces actions ? Est-ce que ce résultat vaut la peine de faire ces actions ?

Toutes ces questions créent la confusion, et la confusion c’est l’impuissance. Si je me sens impuissant, alors je n’agis pas et je trouve une raison pour justifier mon inaction : si j’avance pas c’est parce que j’ai la flemme !

Les 4 raisons qui se cachent derrière la flemme

 

Après m’être longtemps observé et après avoir coaché des dizaines et des dizaines de personnes, j’ai pu me rendre compte que chaque fois que le manque de motivation ressortait, on pouvait toujours le rattacher à l’une de ces 4 raisons :

  1. Manque de clarté sur ce que je veux
  2. Manque de clarté sur ce que je dois faire pour y arriver
  3. Peur d’échouer
  4. Peur de réussir

Je vais donc vous raconter des exemples de quand j’ai eu « la flemme » à cause de l’une de ces 4 raisons et de comment je m’en libère quand ça m’arrive.

1. Le manque de clarté sur ce que je veux

 

Il y a un peu plus d’un an je réfléchissais au projet de lancer du développement personnel dans les collèges et les lycées parce que je m’étais rendu compte justement que si les élèves ont la flemme, ce n’est pas parce qu’ils sont des flemmards, c’est parce qu’ils n’ont aucune raison de travailler, aucun but précis.

Je m’étais donc dit que j’allais appeler des collèges pour proposer de lancer des activités de développement personnel autour de la passion, du but que les enfants voudraient atteindre etc…

J’ai commencé ma liste d’établissement et au moment de les appeler j’avais l’impression d’être collé à mon siège, je devais me forcer plus que tout pour décrocher le téléphone, j’avais littéralement l’impression que j’étais au-dessus de mon corps et que je prenais ma propre main pour la poser sur le téléphone et appeler. C’était terrible.

Et juste à ce moment-là je reçois un message d’un coach que j’avais contacté pour lui demander une séance d’essai (Bob Schwenkler), et il me propose de m’appeler le jour même.

Une fois au téléphone je lui parle de mon projet et de ma difficulté à passer ces appels et il me dit : « pourquoi est-ce que c’est important pour toi de faire ce projet ? »

Et là je m’arrête, je ne dis plus rien, je suis atterré, je comprends tout : en fait j’avais pas envie de faire ce projet, j’avais pas envie de retourner dans l’administration qui avait tenté de m’écraser l’année d’avant, je n’avais pas envie de retourner dans cette grosse usine à gaz qui avance à pas de fourmi et qui étouffe les gamins !

Pas étonnant que je n’arrivais pas à passer ces appels, au fond je n’avais pas vraiment envie d’atteindre cet objectif.

Il m’a donc posé la question suivante : « qu’est-ce que tu aurais vraiment envie de faire ? »

Et là je lui réponds : « j’aimerais aider des gens à être plus heureux, coacher des gens pour qu’ils soient plus épanouis, en particulier dans leurs relations avec les autres. »

C’était précis, et ça faisait sens pour moi. Un mois plus tard je lançais le Cercle des Nouvelles Femmes, un programme de coaching sur 3 mois, et je me lançais dans le défi des 100 conversations de coaching.

Ce que je voulais était clair, comment j’allais y arriver aussi, j’avais vraiment envie de réussir et rien à perdre si j’échouais, et comme par hasard, je n’avais plus la flemme !

Si un jour vous sentez que vous rentrez dans cette catégorie, alors posez-vous les questions suivantes :

  • Qu’est-ce que je veux vraiment ?
  • Pourquoi est-ce que ce serait important pour moi ?

Ça ne couvre évidemment pas la totalité des possibilités pour se sortir de ça, d’autant plus que la plupart du temps votre « flemme » sera un composite de plusieurs de ces raisons, mais ça peut être un très bon début comme ça a été le cas pour moi dans cette histoire.

2. Le manque de clarté sur ce que je dois faire pour y arriver

 

Un an après cette histoire, j’avais décidé de lancer une nouvelle chaine Youtube sur la séduction.

Mon pourquoi était clair : quand j’étais déprimé je n’arrivais pas à me bouger pour être plus heureux, et c’est grâce aux efforts que j’ai voulu faire pour devenir plus séduisant que j’ai fait le travail intérieur nécessaire pour me sortir de ma dépression.

Par conséquent je vais attirer les hommes en parlant de comment séduire et une fois qu’ils seront là je les aiderai à faire le travail nécessaire pour être plus heureux et donc en parallèle devenir plus attirant.

Cependant je n’arrivais pas à me lancer parce que je ne savais pas comment j’allais faire pour réussir.

Et là j’en parle à mon désormais colloque Alexis Santin pour qui je bossais de temps en temps, et il me dit : « si tu veux réussir, c’est simple, choisis des sujets que tu aimes et qui intéressent les gens et publie une vidéo par jour pendant 90 jours. »

Pour moi c’était impossible, mais j’ai coupé la poire en deux en me disant : je vais faire que 3 vidéos par semaine, mais je vais le faire pendant 1 an.

D’un coup tout devenait clair. J’orientais toute ma semaine vers le fait de publier ces 3 vidéos, et une fois que je les avais publiées j’étais content, j’avais le sentiment du devoir accompli, et il arrivait même que j’en publie un peu plus.

1 an plus tard, j’ai publié près de 200 vidéos sur ma chaine de séduction et j’arrive à ne vivre que de ça.

Ce que je voulais était clair, comment j’allais y arriver aussi, j’avais vraiment envie de réussir et rien à perdre si j’échouais, et comme par hasard, je n’avais plus la flemme !

Si un jour vous vous sentez dans cette catégorie, la question que je vous propose est la suivante :

  • Quelle est l’habitude qui rendrait l’atteinte de votre objectif inévitable ?

3. La peur d’échouer

 

Après environ 1 an à faire du coaching vraiment centré sur la séduction pure, à savoir aider des gens qui me disent « j’arrive à discuter avec des filles mais j’arrive pas à obtenir un rendez-vous » ou des choses comme ça, je ressentais vraiment le besoin de cesser de passer par des chemins détournés et des les aider à travailler sur les éléments qui rendraient tout le reste inutile comme le charisme, l’amour de soi, la paix intérieur, la confiance en soi etc…

C’est là que j’ai eu l’idée de lancer l’École des Guerriers Authentiques, un programme qui irait au plus profond des clients pour les aider à s’accepter pleinement comme ils sont, à ne plus se cacher de rien, à oublier l’idée de se taper toutes les nanas du monde pour rayonner de leur propre couleur et attirer des filles qui leur correspondent vraiment.

Mais j’avais peur !

Est-ce qu’ils vont me suivre sur ce chemin ? Est-ce que c’est pas trop différent de ce que font les autres coaches en séduction ? Si je lance le programme, que j’en fait la promo pendant 2 mois et que j’ai zéro client est-ce que ça va pas ruiner ma réputation et mon business ?

Si vous sentez que c’est la peur d’échouer qui vous bloque alors je vous propose les questions suivantes :

  • Quel est le pire scénario qui puisse se produire ?
  • Est-ce que c’est vraiment grave ?
  • Est-ce que je pourrai trouver le moyen de rebondir ?

C’est ce que j’ai fait. J’ai envoyé un seul e-mail et fait une seule vidéo, deux mois plus tard je commence le programme en étant complet.

4. La peur de réussir

 

Celle-ci c’est probablement la plus vicieuse, celle qui est le plus difficile à repérer et pourtant qui peut vous terrasser à grand coup de flemmingite aigüe.

Au final la meilleure histoire que j’aie sur le sujet c’est celle que j’ai raconté dans la partie 1. Réussir voulait dire pour moi retourner dans le système dans lequel je me sentais mourir à petit feu, par conséquent j’avais peur de réussir et je me cachais derrière la flemme.

Outre les questions que j’ai posées plus haut, les questions que j’adore poser en coaching quand je sens qu’on peut rentrer dans ce cas sont les suivantes :

  • Quels sont les bénéfices qui tu tires de ne pas passer à l’action ?
  • Quelles seraient les conséquences négatives si tu réussissais ?

Presque à chaque fois mes clients répondent : il n’y en as pas ! Mais à chaque fois je les pousse un peu, je leur dit « ralentis, si il n’y en avait pas tu le ferais, pose-toi vraiment la question ! »

Et très souvent ils trouvent des choses qui changent tout pour eux.

L’Histoire de la Princesse Lumière

 

Il était une fois une jeune femme du nom de Lumière qui était connue dans tout le pays pour sa beauté, sa joie de vivre et son amour infini pour tous les êtres vivants. Elle était tellement pleine d’amour que tout le monde voulait en recevoir une touche, y compris les personnes les plus haut placées du royaume.

Mais évidemment tant de bonté ne pouvait pas exister sans attiser de jalousie et de colère.

L’ancienne favorite du Prince ne pouvait pas supporter l’existence de Lumière et le probable futur qui verrait le Prince tomber pour elle.

Elle passa donc des mois à apprendre la sorcellerie pour pouvoir se débarrasser d’elle et réussit à confectionner un sort qui pourrait en un coup de baguette magique transformer la jeune femme en une vulgaire statue de pierre.

Le jour du Printemps, alors que Lumière dorlotait les animaux de la forêt, la jeune sorcière sorti de l’ombre et lança le sortilège fatal : là où les chants de la jeune femme faisait s’endormir les oiseaux il ne restait maintenant plus qu’un corps figé avec une expression d’effroi et une peau de marbre.

Apprenant la nouvelle, le Prince courut dans la salle d’arme, prit son épée, bondit sur son cheval…

Et après un gros bâillement dit : « Nan mais laisse tomber j’ai la flemme, je le ferai une autre fois ! »

 

Les héros savent ce qu’ils veulent, ils savent ce qu’ils doivent faire pour y arriver ou son prêts à aller trouver celui qui sait, ils n’ont pas peur d’échouer et encore moins peur de réussir.

 

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En attendant, je vous embrasse, et je vous dit à bientôt !

Clément

 

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