JE L’AIME VRAIMENT, MAIS JE VEUX JUSTE QU’ELLE CHANGE UN PEU | Clement Frenay

À noter que pour tout l’article le « elle » peut être remplacé par « il ».

 

« Est-ce que vous l’aimez vraiment ? Est-ce que vous êtes amoureux d’elle, ou plutôt de la potentielle personne qu’elle pourrait devenir si elle faisait ce que vous voulez qu’elle fasse ? »

Je ne sais plus où j’ai lu ça mais je me rappelle que quand je l’ai lu ça m’a vraiment impacté, et j’ai tout de suite su au fond de moi que j’étais amoureux du potentiel, et pas de la vraie personne.

Mais à ce moment-là je me suis dit dans l’arrière de ma tête que si je l’admettais alors ça voulait dire que je devais la quitter, et du coup j’ai fait comme si je n’avais rien lu, j’ai fait l’autruche, je me suis laissé le bénéfice du doute.

Comme vous allez le voir à la fin de l’article, c’était une très sage décision…

Je l’aime vraiment, mais…

 

J’aime vraiment ma copine, mais je veux juste qu’elle apprenne à mieux gérer ses émotions.

Du coup, j’essaie de l’influencer à grand coup d’arguments, à grand coup de « tu vois, je te l’avais dit », à grand coup de « si tu fais pas ça, voilà ce qui va t’arriver ».

Inutile de vous dire que ça n’a jamais vraiment marché, bien au contraire.

Au lieu d’une amélioration, j’avais surtout droit à des « de toute façon tu ne m’aimes pas » ou encore à des « soit tu me prends comme je suis soit tu ne me prends pas ».

Et ça m’énervait !

Pourquoi elle dit ça, c’est débile, je l’aime, c’est juste que si elle changeait elle serait plus heureuse et moi aussi.

Ca a l’air tellement vrai.

Jusque très récemment j’étais convaincu que c’était vrai.

Et pourtant aussi fou que ça puisse paraître, j’ai totalement changé d’avis.

Finalement elle a raison, je ne l’aime pas vraiment…

 

Je coachais un client l’autre jour, et il me parle de sa copine, il l’aime vraiment, mais c’est juste qu’elle pète des câbles de temps en temps, qu’elle lui fait des grosses crises de jalousie, et qu’elle finit par lui dire « de toute façon tu ne m’aimes pas, tu vas me quitter » ou encore « t’as pas à me changer, soit tu me prends comme ça, soit tu ne me prends pas du tout »

Ca vous rappelle pas quelque chose ?

Même si l’intensité des crises est différente et qu’il n’y a pas de jalousie, j’ai assez vite fait le rapprochement avec ma situation.

Cependant devoir de coach oblige, je m’oublie au maximum, et j’essaie de servir ce client du mieux que je peux.

Je lui pose la question fatale : est-ce qu’on peut dire que tu l’aimes vraiment si tu ne la veux qu’à la condition qu’elle change ?

Est-ce que tu es amoureux de la vrai elle, ou de la potentielle personne qu’elle peut devenir ?

La réponse est évidente.

S’il ne l’aime que si elle change, alors il ne l’aime pas vraiment, et c’est pareil pour moi.

Maintenant que je ne l’aime plus je l’aime beaucoup plus !

 

Quand il s’agissait de moi, j’étais piégé, je me disais « merde, je vais devoir la quitter si je pense ça ! ».

Terrifiant.

Maintenant qu’il s’agissait d’un client, c’était beaucoup plus facile.

Moi : « Qu’est-ce qui se passerait si tu l’acceptais pleinement comme elle est, que tu acceptais qu’elle va faire des crises de temps en temps et que tu arrêtais d’essayer de la changer ? »

Lui : « Je serais plus détendu, je serais plus focus sur mes objectifs, je la rassurerais quand elle craque même si c’est dur, et on passerait de nouveau un très bon moment une fois que c’est passé. »

Moi : « Et du coup elle se sentirait pleinement acceptée, tu l’aimerais vraiment comme elle est, du coup elle ferait probablement moins de crise et même quand elle en ferait, tu serais heureux, elle serait heureuse, et si elle a envie de changer elle fera les démarches sereinement et pas parce que tu lui a posé un ultimatum, et même si elle n’a pas envie de changer tu trouveras quand même le moyen d’être heureux. »

Tellement simple quand il s’agit des autres.

On raccroche, il l’appelle, ils se réconcilient, ils sont contents tous les deux, ils vont tenter l’aventure et faire de leur mieux !

De mon côté, une fois que j’ai raccroché, je peux me mettre à penser au mien de couple.

Et je me dis que c’est exactement ça la question : qu’est-ce qui se passerait si je décidais de l’accepter pleinement comme elle est et d’arrêter d’essayer de la changer ?

La réponse pour moi : je serais plus détendu, plus léger, j’essaierais de la calmer quand elle craque et de ne pas le prendre personnellement quand c’est moi la cible, et du coup je serais plus heureux, et elle aussi.

Et le petit bonus, je sens en moi qu’au moment où je me rends compte de ça, je suis déjà dans le processus de l’accepter comme elle est, et comme par magie, je sens que je l’aime encore plus qu’avant.

J’étais terrifié à l’idée d’admettre que j’étais amoureux de son potentiel et pas de la vraie elle parce que je pensais que ça voulait dire que je devais la quitter.

En réalité au moment où j’ai admis que j’étais amoureux de son potentiel, j’ai senti en moi que je tombais amoureux de la vrai elle.

Pendant 2 ans, je pensais que je l’aimais alors que je ne l’aimais pas.

Depuis une semaine je l’aime vraiment, sans condition, et je me sens bien.

L’histoire de l’homme qui tomba dans la forêt

 

Pour terminer cet article je voudrais vous raconter une histoire que m’a racontée mon pote Izna.

Un homme était parti marcher dans la forêt, mais trainant un peu sans regarder l’heure il a été surpris par la nuit.

Il se retrouva rapidement dans le noir le plus complet, et alors qu’il essayait de se frayer un chemin parmi les branche le sol se déroba sous ses pieds et il tomba dans un trou.

Heureusement en tentant de se raccrocher à tout ce qu’il pouvait y avoir autour il réussit à se saisir d’une branche au dernier moment.

Il se tenait à cette branche de toute ses forces et sentait ses pieds pendre dans le vide.

Il faisait nuit noir et il ne pouvait pas voir le fond du trou, il ne voyait même pas le bout de ses pieds.

Il essaya de se tirer vers le haut mais la force lui manquait.

Pourtant il ne voulait pas lâcher la branche et essayait encore et encore de remonter. Il resta accroché des heures jusqu’à ce qu’il tente le tout pour le tout avec la force du désespoir.

Malheureusement en tentant cette dernière traction ses mains glissèrent et il tomba…

…de vingt centimètres !

Ce vide qui paraissait sans fond était en fait un trou à peine plus grand que lui.

S’il y a plusieurs morales à cette histoire je retiendrai celle-ci :

Parfois il y a des choses qui nous terrifient et nous paralysent des jours, des mois, voir même des années, alors qu’il suffirait de lâcher prise pour que l’on se rende compte que ce n’était rien, voir que l’on est encore plus heureux une fois qu’on a lâché.

 

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En attendant, je vous embrasse, et je vous dit à bientôt,

Clément

 

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